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Buy the Dip : Définition, Fonctionnement, Logiques

L’expression « buy the dip » a gagné en popularité ces dernières années, notamment dans les marchés financiers et l’investissement en ligne. La définition de cette stratégie peut être résumée comme suit : acheter un actif lorsque son prix a baissé, avec l’espoir que le cours repartira à la hausse et atteindra un nouveau sommet. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir cette méthode et ses fondements.

Comprendre la logique du « buy the dip »

Le principe du « buy the dip » est simple : il s’agit pour l’investisseur de profiter des baisses temporaires de l’évaluation d’un actif pour se positionner à bon compte sur ce dernier. La théorie derrière cette approche tient au fait que la valeur intrinsèque d’une entreprise ou d’un secteur peut évoluer indépendamment des fluctuations de court terme observées sur les marchés financiers.

Ainsi, acheter la baisse consiste à parier sur un retour à la normale de la notation de l’actif concerné, sur la base de considérations économiques et financières solides. Il s’agit également de se prémunir contre l’effet de panique qui peut parfois prendre le pas sur le jugement rationnel et objectif des investisseurs durant une période de dépréciation des actifs.

Les conditions de réussite du « buy the dip »

Pour mettre en œuvre cette stratégie avec succès, il est essentiel de pouvoir identifier les actifs dont la baisse du cours n’est que temporaire et qui présentent des fondamentaux solides justifiant un redressement à terme. Plus précisément, l’investisseur doit être en mesure d’évaluer :

  • la qualité de l’actif sous-jacent;
  • le contexte économique global dans lequel évolue l’entreprise ou le secteur concerné;
  • les raisons ayant conduit à la dépréciation du titre;
  • les perspectives de croissance de l’entité concernée.

Ainsi, acheter la baisse peut s’avérer une stratégie intéressante lorsqu’on est convaincu qu’un actif a été injustement sanctionné par le marché, mais ne doit pas conduire non plus à négliger les risques inhérents à cet investissement. Il ne faut pas oublier que certains actifs peuvent connaître une baisse durable de leur valeur, voire disparaître totalement si la situation de l’entreprise se détériore fortement.

Les différentes approches pour appliquer « buy the dip »

« Buy the dip » peut-être mis en pratique par plusieurs méthodes, certaines passives et d’autres actives. Voici quelques exemples :

  • Le dollar cost averaging (DCA) : il s’agit de répartir ses achats sur une période donnée, en investissant régulièrement un montant fixe, quelle que soit la fluctuation du prix de l’actif. Cela permet de profiter progressivement des baisses sans pour autant chercher à déterminer le moment optimal de l’achat.
  • Les ordres d’achat conditionnels ou limités : positionner un ordre d’achat à un prix inférieur au cours actuel peut permettre d’acheter automatiquement lors d’une baisse, sans avoir à surveiller constamment les marchés financiers. Néanmoins, cette stratégie nécessite une bonne connaissance préalable du marché et de la valeur de l’actif concerné pour être efficace.
  • L’analyse technique et graphique : certains investisseurs expérimentés se basent sur des indicateurs mathématiques et des formations graphiques pour identifier des opportunités d’achat lors des replis des marchés financiers. Toutefois, cette approche requiert une certaine maîtrise des outils d’analyse disponibles ainsi qu’une compréhension globale de l’évolution des marchés.

Les avantages et les limites de la stratégie « buy the dip »

Adopter une méthode proactive comme celle du « buy the dip » présente plusieurs avantages :

  1. Inclure la dimension temporelle dans sa stratégie d’investissement;
  2. Bénéficier de rendements potentiellement supérieurs en exploitant les inefficiences temporaires du marché;
  3. Mettre en place un processus d’achat systématique, peu sensible aux émotions et aux fluctuations psychologiques de court terme;
  4. Accorder une importance accrue aux fondamentaux des actifs, tout en gardant une certaine flexibilité d’action.

Néanmoins, cette approche n’est pas sans risques et inconvénients :

  • Les baisses de prix peuvent parfois être le signe d’un changement durable dans l’évaluation des investisseurs plutôt qu’une simple opportunité d’achat;
  • Il peut être difficile pour un investisseur individuel de suivre avec précision les nombreuses variables à prendre en compte pour évaluer la pertinence de cette stratégie sur un actif donné;
  • En se concentrant exclusivement sur l’achat lors de replis, on peut être tenté de négliger les autres aspects d’une stratégie d’investissement diversifiée et pérenne (comme la répartition sectorielle ou géographique des placements, par exemple).

En conclusion, « buy the dip » est une stratégie intéressante qui vise à exploiter les opportunités offertes par les marchés financiers lorsque ceux-ci sont traversés par des soubresauts. Toutefois, il convient de l’aborder avec prudence et discernement en veillant à analyser soigneusement les fondamentaux de chaque actif concerné avant de se lancer.


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